A propos de SWA

Un problème mondial. De nombreuses solutions. Un partenariat.

 

SWA est un partenariat mondial rassemblant pouvoirs publicsorganisations du secteur privé et de la société civileorganismes d’assistance extérieure, instituts de recherche et d’enseignement et autres partenaires du développement. Les partenaires travaillent de concert pour mobiliser le leadership et l’action politique, renforcer la responsabilité mutuelle et faire meilleur usage des ressources rares. Ils s’efforcent de concrétiser une vision commune d’un accès à l’assainissement, à l’hygiène et à l’eau pour tous, en tout temps et en tout lieu.

 

SWA expliqué en Espanol.

Les problèmes que SWA tente de résoudre

À travers le monde, 2,4 milliards de personnes vivent sans installation sanitaire adéquate. 663 millions n’ont toujours pas accès à une source d'eau améliorée protégée des diverses sources de contamination.

En dépit des besoins considérables et des énormes avantages de l’accès à l’assainissement et à l’eau, le secteur a toujours fait face à d’importants obstacles. Les cinq obstacles décrits ci-dessous sont étroitement liés les uns aux autres et, pris dans leur ensemble, ils traduisent la complexité du problème.

Les questions Eau, assainissement et hygiène n’ont qu’une faible priorité politique directdown

Les décideurs politiques et financiers ont rarement conscience de l’importance fondamentale, ou des multiples avantages, des améliorations qui peuvent être apportées par un secteur Eau, assainissement et hygiène efficace. En outre, les investissements dans le secteur font face à la concurrence de nombreuses autres priorités comme la santé, l’éducation et la défense. De ce fait, le secteur Eau, assainissement et hygiène bénéficie rarement de la priorité et souffre d’un manque de direction institutionnelle, de capacités et de ressources.

Des plans nationaux exhaustifs sont rarement mis au point et mis en œuvre directdown

De nombreux pays en développement font état du fait qu’ils ont approuvé une politique dans le domaine de l’eau et de l’assainissement, mais qu’il leur manque les ressources institutionnelles et humaines pour mettre au point des plans ou des stratégies réalistes. Là où des plans existent, ils ont souvent été conçus sans consultation des parties prenantes clés. La plupart des pays ont défini des processus nationaux de planification et de coordination pour le secteur, mais les informations fiables leur font défaut pour planifier et investir de manière cohérente . Cette absence de planification exhaustive affaiblit la crédibilité de ces politiques auprès des investisseurs, bailleurs de fonds et gouvernement central. (GLAAS 2012)

Le volume de financement du secteur est difficile à prévoir et insuffisant et cet argent n’atteint pas les pays et les populations qui en ont le plus besoin directdown

Les crédits accordés à l’assainissement et à l’eau potable dans les budgets nationaux sont trop faibles pour élargir suffisamment les services aux populations qui en sont encore privées, tout en maintenant le niveau de ceux qui existent déjà (voir la figure 1). En outre, il est rare que les décisions d’investissement répondent réellement aux besoins et que les questions d’équité soient prises en compte. Le problème est le plus grave précisément là où la couverture par ces services est la plus faible.

De nombreux pays ont une faible capacité d’absorption des crédits qui sont alloués au secteur Eau, assainissement et hygiène en raison des contraintes humaines, financières et institutionnelles. Ce sont aussi les pays qui ont les plus grands besoins qui ont la plus faible capacité de débourser utilement ces crédits (Rapport GLAAS pages 28 – 32). Cette situation fait naître un cercle vicieux qui mine encore plus la crédibilité des politiques sectorielles aux yeux des investisseurs, qu’il s’agisse du gouvernement ou des bailleurs de fonds.

Les faits constatés démontrent de plus que les flux de financement de l’aide au développement qui bénéficient aux pays ayant les plus faibles taux de couverture pour ces services ne sont pas en rapport avec les besoins (voir la figure 2). Dans une perspective régionale, bien que 70 % des populations privées de ces services vivent en Afrique subsaharienne, en Asie du Sud et en Asie du Sud-est, ces régions ne reçoivent que la moitié de l’aide au développement consacrée à l’assainissement et à l’eau (Rapport GLAAS page 55).

Éléments factuels, données et analyses fiables permettant d’informer la prise de décision sont en nombre limité et il est difficile d’en assurer le suivi directdown

En raison du manque d’informations fiables et accessibles, les pays concernés éprouvent des difficultés à planifier et à décider exactement où les investissements dans le secteur Eau, assainissement et hygiène doivent être faits. Dans de nombreux cas, ces pays n’ont pas les données fiables nécessaires pour déterminer qui est privé de ces services ou, si une population a bénéficié de ces services par le passé, dans quel état se trouvent les équipements. Il est essentiel de pouvoir disposer de données détaillées au niveau des états/provinces/régions d’un pays, des circonscriptions administratives locales et des communautés. Le manque de données de ce type rend difficile la répartition des crédits et complique la coordination des activités.

Malgré de nombreuses initiatives dans le domaine du suivi, il est difficile dans le secteur Eau, assainissement et hygiène de contrôler l’évolution de la situation et de démontrer que des progrès ont été réalisés et des résultats obtenus, particulièrement aux niveaux national et infra-national. Les ministres des Finances hésiteront probablement à donner la priorité au secteur dans l’attribution des ressources rares du pays s’ils ne perçoivent pas clairement leur caractère rentable.

Le degré de responsabilité mutuelle entre pays en développement et bailleurs de fonds ainsi qu’entre les gouvernements des pays en développement et leurs citoyens est faibledirectdown

Les gouvernements s’engagent à augmenter les budgets consacrés au secteur Eau, assainissement et hygiène dans le cadre de plans nationaux, mais n’accordent pas nécessairement les crédits requis. De la même manière, bien que les bailleurs de fonds prennent l’engagement de financer le secteur Eau, assainissement et hygiène, ces promesses ne se concrétisent pas toujours. Sur la période 2002-2012, les données disponibles montrent que sur les 54 milliards de dollars USD que les bailleurs de fonds s’étaient engagés à consacrer au secteur Eau et assainissement, 17 milliards n’ont jamais été distribués (WaterAid 2012, Addressing the short fall).

Les mécanismes mis en place pour assurer que les gouvernements et les bailleurs de fonds respectent leurs engagements sont souvent faibles. Il existe peu de forums publics qui permettent aux populations d’être consultées et de donner leur avis sur la qualité des services.

De quelle manière le Partenariat s’attaque-t-il aux obstacles du secteur Eau, assainissement et hygiène ?

Prenant acte du fait que les pays en développement et les organisations d’aide au développement obtiennent des résultats plus importants s’ils travaillent ensemble, SWA vise à transformer la situation actuelle en créant un cycle vertueux fondé sur une solide planification, le renforcement des mécanismes institutionnels, une meilleure utilisation des ressources et des investissements plus importants qui ont le potentiel de faire une vraie différence dans la vie de milliards de personnes.

SWA fournit un cadre d’action transparent, responsable et axé sur les résultats qui est basé sur une vision, des valeurs et des principes communs. SWA compte plus de 100 partenaires qui travaillent de concert à coordonner leur action au plus haut niveau, à renforcer le pouvoir de décision des gouvernements des pays en développement ; à diriger et coordonner le secteur ; à améliorer la responsabilité mutuelle et faire meilleur usage des ressources disponibles.

SWA constitue une plateforme :

Pour la mise en œuvre d’une action coordonnéedirectdown

SWA fournit à ses partenaires un cadre d’action leur permettant de collaborer aux niveaux mondial, régional et national dans trois domaines prioritaires (de plus amples renseignements sont donnés dans le Module 3). Les partenaires de SWA travaillent de concert à :

Faire accorder une plus importante priorité politique au secteur afin d’accélérer les progrès vers la mise en place d’un accès universel à des services d’assainissement, d’eau et d’hygiène durables

Promouvoir la constitution d’une solide base factuelle qui permette de renforcer la prise de bonnes décisions politiques

Renforcer les processus de planification pilotés par les gouvernements qui sont destinés à guider la mise au point et la mise en œuvre de services d’assainissement et d’eau potable durables

En travaillant ensemble sur ces domaines prioritaires, SWA vise à augmenter l’impact des ressources disponibles et à renforcer la responsabilité mutuelle entre les partenaires.

Pour l’impulsion d’un dialogue de haut niveau à l’échelle mondiale directdown

Les partenaires de SWA prennent part aux processus politiques existants et plaident pour que davantage d’attention et de ressources soient accordées au secteur Eau, assainissement et hygiène, au niveau national comme au niveau mondial. Par exemple, SWA travaille par l’intermédiaire de ses partenaires clés pour faire inscrire les questions du secteur à l’ordre du jour de l’Assemblée générale des Nations Unies et envisagera les possibilités d’autres interventions au niveau politique comme celles que présentent les débats sur le programme de développement de l’après-2015, les réunions du G8 et du G20 et celle du Forum économique mondial. SWA cherche à renforcer sa collaboration avec d’autres secteurs (tels que ceux de la santé, de l’éducation et de la nutrition) ainsi qu’avec des partenariats similaires comme le Cadre d'action pour le renforcement de la nutrition, Une Promesse renouvelée (survie de l’enfant), Toutes les femmes, tous les enfants, le Partenariat international pour la santé et le Partenariat mondial pour l'éducation. En outre, SWA cherche à aligner son action sur les mécanismes régionaux existants dans le secteur Eau, assainissement et hygiène, comme AfricaSan et SACOSAN.

Le principal mécanisme mis en œuvre par SWA pour engager les preneurs de décision à agir est le Dialogue de haut niveau sur les engagements (HLCD). Ce processus permet aux pays en développement et aux bailleurs de fonds de définir des engagements spécifiques et contextuels destinés à surmonter les principaux goulets d’étranglement qui entravent les progrès dans le secteur. Ces engagements doivent être conformes aux principes d’efficacité de l’aide internationale au développement. Le Dialogue de haut niveau sur les engagements est conçu pour encourager un dialogue politique permanent au niveau national, infra-national et mondial, et il se concentre sur les résultats à obtenir sur le terrain. Au niveau d’un pays, l’objectif est de renforcer le dialogue entre les ministres concernés, les diverses parties prenantes du domaine technique, les Organisations de la société civile, les bailleurs de fonds et les banques de développement. Les partenaires sont encouragés à intervenir pour mettre les questions du secteur Eau, assainissement et hygiène à l’ordre du jour politique, promouvoir des solutions adéquates, faire preuve de volonté politique, renforcer la responsabilité mutuelle et augmenter l’impact des ressources disponibles.

Tous les deux ans, l’UNICEF organise au nom de SWA une Réunion de haut niveau (RHN) qui est accueillie dans les locaux de la Banque mondiale à Washington, aux États-Unis. Cette réunion rassemble les ministres des Finances et les ministres responsables des questions d’eau et d’assainissement des pays en développement avec les ministres de la Coopération au développement des pays bailleurs de fonds et des représentants de haut niveau des banques de développement et des principales agences du secteur ainsi que d’organisations de la société civile. Les ministres participants y présentent les engagements qu’ils ont mis au point au cours du Dialogue de haut niveau sur les engagements.

Le secrétariat de SWA assume au nom du Partenariat la tâche d’assurer le suivi de ces engagements et rédige un rapport faisant le bilan des progrès accomplis.

Pour intégrer la question de l’efficacité de l’aide au développement dans le secteur Eau, assainissement et hygiènedirectdown

SWA fournit une plateforme qui permet aux gouvernements concernés de piloter et de coordonner les activités dans le secteur Eau, assainissement et hygiène. Travailler ensemble permet aux gouvernements et aux partenaires de développement de mieux harmoniser leurs efforts pour accélérer les progrès. Les partenaires qui se joignent à SWA doivent accepter de respecter les Principes directeurs du Partenariat qui sont largement inspirés de la Déclaration de Paris sur l'efficacité de l'aide au développement et du Programme d’action d’Accra . Au nombre de ces principes figurent appropriation, harmonisation, alignement, résultats et responsabilité mutuelle ainsi que le caractère prévisible des financements ; ils visent à faciliter le climat d'investissement national, l’augmentation des flux financier des bailleurs de fonds alimentant les systèmes budgétaires nationaux ainsi qu’une utilisation plus rationnelle des ressources disponibles. Tout cela devrait aboutir à la mise en place de services durables et accessibles à tous./p>

Pour le renforcement de la responsabilité mutuelle directdown

Les partenaires de SWA prennent une part active au Dialogue de haut niveau sur les engagements afin de mettre au point des engagements spécifiques à leur situation pour améliorer les services d’assainissement et d’eau. Au cours de la Réunion de haut niveau biennale, les ministres des Finances et les ministres responsables des questions d’eau et d’assainissement des pays en développement, les ministres de la Coopération au développement des pays bailleurs de fonds et les représentants de haut niveau des banques de développement acceptent de soumettre des rapports faisant état des progrès accomplis dans l’année dans la mise en œuvre de leurs engagements et ce après consultation des organisations de la société civile dans leurs pays respectifs.

Le suivi des progrès dans la mise en œuvre des engagements pris aux Réunions de haut niveau de SWA est un mécanisme clé pour le renforcement de la responsabilité mutuelle. En tant qu’initiative pilotée et administrée par les partenaires, l’auto-analyse des progrès est un principe fondamental de SWA. Le secrétariat de SWA est mandaté par son Comité directeur pour appuyer leur production, analyser les résultats et rédiger un rapport global annuel faisant le bilan de la réalisation des engagements souscrits. Ce processus se doit d’être inclusif et d’impliquer tous les partenaires, y compris la société civile.

 

"L’assainissement et l’eau méritent de retenir l’attention des décideurs politiques au plus haut niveau à travers le monde entier, car il existe de plus en plus de preuves que ces questions sont cruciales pour tous les défis de développement auxquels nous faisons face. "

Mme Ngozi Okonjo-Iweala, ministre des Finances et ministre à la Coordination de l’économie de la République fédérale du Nigéria

Données factuelles

Stat1

2.4 milliards de personnes vivent sans accès à des installations sanitaires de base.

Stat2

663 millions de personnes n'ont toujours pas accès à une eau potable.

img_facts_3

chaque jour, 800 enfants meurent de maladies liées à l'eau, l'assainissement et l'hygiène. De nombreux adultes, affaiblis par les maladies d'origine hydrique, deviennent moins productifs et constituent une très lourde charge pour les systèmes de santé déjà très fragiles.

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Les femmes et les jeunes filles perdent de nombreuses heures pour collecter l'eau potable, au détriment de leur travail productif ou de leur éducation. Pour les enfants scolarisés, 443 millions jours d'école sont perdus du fait de maladies d'origine hydrique.

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Chaque dollar investi dans l'assainissement en rapporte 5,5.

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Les pertes totales de l’économie globale liées à un mauvais approvisionnement en eau et assainissement est de 260 milliards de dollars chaque année.

Historique

Le Rapport sur le développement humain qui traite de la crise de l’eau focalise l’attention sur les questions WASH et stimule un dialogue entre les principaux bailleurs de fonds et les partenaires de développement. Le ministère du Développement international britannique (DFID) publie un rapport intitulé, « Pourquoi nous avons besoin d’un plan d’action mondial sur l’eau et l’assainissement ».

Le ministère du Développement international britannique fait la promotion des « Cinq priorités » (Five Ones), dont deux se révèlent particulièrement importantes : l’organisation d’une réunion mondiale annuelle pour discuter de la situation de l’eau et de l’assainissement, et la publication d’un rapport annuel sur les questions WASH.

La Déclaration de Paris sur l’efficacité de l’aide au développement met en place un cadre définissant des moyens plus efficaces d’harmoniser et d’aligner les efforts internationaux destinés à améliorer l’assainissement et l’eau.

Un nouveau partenariat naît dans le secteur Eau, assainissement et hygiène. Initialement baptisé Cadre d’action global pour l’assainissement et l’approvisionnement en eau (GF4A), il devient Eau et assainissement pour tous (Sanitation and Water for All - SWA).

SWA tient sa première Réunion de haut niveau à Washington aux États-Unis. Les bailleurs de fonds, les partenaires de développement et les gouvernements des pays en développement présents s’accordent pour coordonner et harmoniser leurs efforts et prennent publiquement des engagements visant à améliorer la situation de l’assainissement et de l’eau.

Son Excellence John Agyekum Kufuor devient le premier Président de SWA. M. Kufuor est l’ ex-Président du Ghana (2001-2009) et de l’Union africaine (2007–2008). Darren Saywell, le directeur technique pour les questions Eau, assainissement et hygiène/Assainissement total piloté par la communauté de Plan International USA, devient Vice-président du Partenariat et prend la présidence de son Comité directeur.

Eau et assainissement pour tous tient sa seconde Réunion de haut niveau à Washington aux États-Unis. La première Réunion de partenariat de SWA est organisée en Afrique du Sud et rassemble plus de 120 partenaires et partenaires potentiels qui font le bilan des progrès réalisés à cette date.

Publication du document « Point de la situation pour 2013 sur les engagements souscrits à la réunion de haut niveau 2012 d’assainissement et eau pour tous » et lancement du Dialogue de haut niveau sur les engagements d’Eau et assainissement pour tous.

Troisième Réunion de haut niveau.